Formé à Boston en 1970, Aerosmith prend le blues, durcit les guitares et lui donne une démarche insolente. Au centre, deux forces : Steven Tyler, voix élastique et présence animale, Joe Perry, guitare sèche et riffs qui avancent par les hanches. Avec “Toys in the Attic” puis “Rocks”, le groupe impose dans les années 70 un hard rock moins massif que physique : ça groove autant que ça cogne.
Puis tout menace de s’effondrer. Drogues, départs, déclin. Mais Aerosmith réussit l’une des résurrections les plus spectaculaires du rock américain et traverse les années 80 et 90 jusqu’à toucher une nouvelle génération.
C’est peut-être là que se trouve sa singularité : tomber avec excès, revenir avec la même faim.
Aerosmith n’a jamais cherché la respectabilité. Il a préféré rester debout.

