Ella Fitzgerald s’éteint à 79 ans, laissant derrière elle une empreinte que personne ne pourra jamais effacer.
On a tous en tête ce grain unique, ces improvisations vertigineuses qui faisaient swinguer les transistors et vibrer les salons les dimanches après-midi. Qu’elle chante seule ou qu’elle réponde à la trompette de Louis Armstrong, elle possédait cette élégance rare, presque intime, qui donnait l’impression qu’elle s’adressait à chacun d’entre nous, à travers les grésillements de la FM.
Les vinyles du “Great American Songbook” tournaient en boucle, usés jusqu’à la corde par des générations de passionnés.
La “First Lady of Song” s’est tue, mais l’écho de son scat résonne encore dans nos mémoires.

