Ce Jour-Là : 17 juin 1971
Carole King s'installe au sommet des classements américains avec "Tapestry".
Pour beaucoup, c’est le début d’un voyage immobile qui va durer quinze semaines en haut des charts, et des décennies au fond des cœurs. Jusqu’ici, elle écrivait dans l’ombre pour les autres. Cette fois, elle s’assied seule au piano, face au micro, et livre treize chansons comme on confie un secret.
Ce disque possède l’odeur des appartements de l’époque, le grain de la fin des années soixante-dix où la musique soignait les bleus à l’âme.
“It’s Too Late”, “I Feel the Earth Move”, “You’ve Got a Friend”. Des mélodies nues, presque fragiles, devenues la bande-son des dimanches après-midi pluvieux et des fins d’histoires d’amour.
On tournait le vinyle sur la platine, la face A glissait vers la face B, et on avait simplement l’impression d’avoir une amie dans la pièce.

