Ce Jour-Là : 19 juin 1965
Cinq notes de basse bondissantes, un tambourin qui claque sur le temps, et cette voix.
Celle de Levi Stubbs, écorchée, urgente, qui supplie dès les premières secondes. Au milieu de l’été, la radio crache ce morceau et personne ne peut y échapper. Holland, Dozier et Holland viennent de graver la formule magique du son Motown dans le vinyle.
“I Can’t Help Myself (Sugar Pie Honey Bunch)” s’installe au sommet des charts américains. C’est le morceau des fins de journées chaudes, celui qui fait vibrer la tôle des voitures fenêtres ouvertes.
Une mélodie lumineuse qui cache une fêlure, un de ces refrains que l’on use jusqu’à la corde sur l’autoradio avant qu’il ne devienne la bande-son de toute une vie.
Le saphir se pose, la basse démarre, et l’été 1965 revient d’un coup.

