Ce Jour-Là : 2 juin 1978
Phil Lynott s'avance au bord de la scène, la basse basse sur les hanches, le regard braqué sur la foule.
Ce jour-là sort “Live and Dangerous”, le double album qui va figer pour toujours l’électricité brute de Thin Lizzy. À l’intérieur de la pochette ouvrante, l’odeur du carton neuf se mélange presque à celle de la sueur et de la bière tiède des salles de Philadelphie ou de Londres.
Peu importent les rumeurs de retouches en studio ajoutées plus tard par Tony Visconti. Quand l’aiguille se pose sur le vinyle, c’est l’assaut des deux guitares jumelles qui hurle dans les baffles de la chaîne hi-fi. Le son est lourd, chaud, dangereux. C’est la bande-son idéale des fins d’après-midi l’été, toutes vitres baissées, le bras calé sur la portière.
L’écho de la batterie qui résonne encore longtemps après que les lumières se sont éteintes.

