Ce Jour-Là : 22 juin 1971
Joni Mitchell pose ses valises, s'assied face à son piano et livre son âme sur un vinyle qui va marquer des générations de cœurs brisés.
L’album s’appelle “Blue”. Il y a là-dedans les fantômes de son histoire avec Graham Nash, les étincelles de son idylle naissante avec James Taylor, et surtout une sincérité désarmante.
On se rappelle tous la première fois qu’on a posé la pointe du diamant sur “River” ou “California”. C’était une musique de fin de soirée, quand la maison s’éteint et qu’on écoute, les yeux collés à la pochette d’un bleu profond, cette voix pure s’élever au-dessus de la guitare acoustique.
Dix chansons comme des confidences chuchotées au creux de l’oreille, gravées à jamais sur une bande magnétique.
Une voix, quelques notes, et ce frisson qui ne nous a plus jamais quittés.

