Sorti en décembre 1971, Hunky Dory ne transforme pas immédiatement David Bowie en vedette. Le public suivra plus tard, après l’irruption de Ziggy Stardust. Mais tout est déjà là : l’art de se réinventer, le goût du théâtre, l’ironie, la tendresse et cette manière de faire entrer la culture populaire dans des chansons profondément personnelles.
Le piano de Rick Wakeman donne au disque sa lumière, tandis que Mick Ronson, Trevor Bolder et Mick Woodmansey installent l’ossature du futur. “Quicksand” plonge dans le vertige, “Queen Bitch” mord déjà dans le glam, “The Bewlay Brothers” referme l’album dans une brume inquiétante.
Bowie n’y possède pas encore le monde.
Il vient simplement de comprendre qu’il peut en inventer plusieurs.

