Minimum–Maximum, publié en 2005, rassemble des enregistrements de la tournée mondiale 2004, captés de Varsovie à Tokyo, de Berlin à San Francisco. Après des années de rareté scénique, le groupe transforme son catalogue en matière vivante : sons plus nets, rythmes plus lourds, pulsations parfois proches de la techno contemporaine.
Le paradoxe est fascinant. Quatre hommes presque immobiles derrière leurs terminaux, et pourtant une musique qui avance sans cesse. Le public reste souvent en retrait, puis surgit : à Tokyo, quelques mots chantés en japonais suffisent à déclencher une clameur.
Minimum–Maximum capture précisément cela : le moment où la rigueur électronique rencontre des corps, une salle, une ville.
La machine n’efface pas l’humain. Sur scène, elle le révèle.

