2 avril 2011. Madison Square Garden. James Murphy range LCD Soundsystem au sommet, par choix, devant des milliers de corps serrés. Pas de testament larmoyant : une machine rythmique qui cogne trois heures sans baisser la tête. Les synthés vrillent. La basse martèle. Les percussions s’empilent jusqu’à la transe.
“Losing My Edge” sonne comme une blague devenue prophétie. “New York, I Love You but You’re Bringing Me Down” referme la boucle, piano nu, voix à découvert, et la salle chante à sa place.
Ce disque capte un adieu qui refuse de pleurnicher : on danse pendant qu’on perd quelque chose. Personne n’est venu regarder un groupe mourir. Ils sont venus l’accompagner, en sueur.
Un enterrement où personne n’a posé les pieds par terre.

