Printemps 1976, il part conquérir l’Amérique avec un groupe qu’on dit mineur. Il le transforme en machine. Ce triple album fixe la preuve : un ancien Beatle peut remplir des stades sans vivre de son passé.
Le son claque, cuivré, large, presque trop propre pour la sueur des tribunes. Les basses roulent, la guitare de Jimmy McCulloch griffe, les cuivres soufflent sur “Beatles” comme sur “Wings”.
Quand “Maybe I’m Amazed” monte, la voix se déchire sans prévenir et la salle entière retient son souffle. On entend des milliers de gens qui chantent des chansons qu’ils croyaient perdues.
Il ne cherche pas l’absolution. Il joue.
Un homme ouvre une porte, et le monde s’y engouffre.

