Les Marquises ne cherche pourtant jamais l’adieu spectaculaire. Brel y regarde le temps, l’amitié, la vieillesse, la mort, avec cette écriture qui transforme les sentiments en scènes vécues. François Rauber aux arrangements, Gérard Jouannest au piano et Marcel Azzola à l’accordéon entourent une voix moins conquérante qu’autrefois, mais plus nue, comme débarrassée de tout ce qui pourrait masquer les mots.
C’est ce qui rend ce disque toujours aussi saisissant : on n’entend pas une légende organiser sa sortie. On entend un homme qui sait que le temps manque et continue pourtant à écrire.
Au bout du voyage, Brel ne ferme pas la porte. Il regarde la mer.

