Enregistré en 1971 au studio CBE avec Bernard Estardy, Métronomie marque le moment où Ferrer tente d’échapper au personnage que ses succès lui ont fabriqué. Derrière l’amuseur surgit un musicien nourri de soul, de jazz, de psychédélisme et de rock progressif.
Le morceau-titre s’étire sur plus de neuf minutes : orgue, guitares et ruptures installent une musique mouvante, loin du format des 45 tours. Ailleurs, Ferrer observe la société de consommation, l’urbanisation, le monde moderne qui accélère et efface ce qui l’a précédé.
Le public retiendra surtout une chanson. L’album, lui, restera dans son ombre.
C’est précisément pourquoi Métronomie compte : il révèle un Nino Ferrer qui ne voulait plus seulement être populaire. Il voulait être entendu.

