Les Négresses vertes y fracassent l’accordéon contre le punk, les cuivres de la Méditerranée contre le zinc de Ménilmontant. Rumba, raï, valse, java, fanfare : tout circule, rien n’est mis sous verre.
Le titre est un mot maghrébin. Il veut dire “bon”.
Helno chante comme on s’accroche à un comptoir à trois heures du matin. Voix rauque, poisseuse, fendue. Derrière lui, la contrebasse cogne, les guitares grattent, l’accordéon vrille. “Face à la mer” laisse entrer le sel et le vague à l’âme.
Des gamins de banlieue et leurs grands-parents dansent enfin sur la même piste. Ce premier album dit que la France parle déjà plusieurs langues.
Ils ont débranché le jukebox. Ils ont rallumé la rue.

