Jimi Hendrix : le génie qui jouait avec ses dents et son âme
Il a mis le feu à sa guitare à Monterey et depuis, plus rien n'a été pareil.
Jimi Hendrix arrive en 1966 avec un son que personne n’attendait, la Stratocaster à l’envers, cordes inversées, feedback dompté comme une matière vivante.
Avant lui, la guitare électrique accompagne. Avec lui, elle parle, elle hurle, elle pleure.
“Purple Haze” fracture les repères en trois minutes. “Voodoo Child” étire le blues jusqu’à la transe. Woodstock, 1969 : son “Star-Spangled Banner” saturé de larsens devient un cri politique sans un mot prononcé.
Hendrix joue avec les dents, derrière le dos, en feu, mais le geste n’est jamais gratuit, il sert toujours le son. Sous la démesure, une précision d’orfèvre : accords enrichis, phrasé vocal transposé aux cordes, une science du son que personne n’a jamais vraiment égalée.
Mort à vingt-sept ans, il laisse un vocabulaire entier que la guitare électrique parle encore aujourd’hui, sans même le savoir.
Il n’a pas joué de la guitare. il l’a réinventée, une fois pour toutes.

