Led Zeppelin : quatre hommes, un mythe
Ils n'ont jamais fait de single. Ils ont fait des monuments. Led Zeppelin naît en 1968 des cendres des Yardbirds, et personne ne les attendait à ce niveau-là.
Jimmy Page construit chaque riff comme une architecture, lourde et précise. Robert Plant hurle des aigus qui traversent les murs. John Paul Jones tisse les basses et les claviers en dessous, discret et total. John Bonham frappe la batterie comme on frappe une porte qu’on veut défoncer, ce groove épais, décalé, jamais mécanique, deviendra la grammaire de tout le rock lourd qui suivra.
Le blues électrique se fracture ici en quelque chose de plus sombre, plus mystique, chargé de folklore anglais et de riffs qui vrillent. Dans les stades, “Zeppelin” ne se chantait pas, il se vivait, poitrine contre les basses. Aucun tube ne résume ce groupe. Seule l’intégrale compte.
Le rock a eu un avant et un après ces quatre-là.

