Once in a Lifetime : "Et vous vous demandez : comment suis-je arrivé ici ?"
David Byrne ne chante pas cette question, il la subit, secoué, en costume trop large, comme électrocuté par sa propre existence.
La voix de Byrne oscille entre le prêcheur halluciné et l’homme ordinaire pris de vertige existentiel face à sa maison, sa voiture, sa femme, jamais choisies, simplement advenues. Le clip, avec ses gestes saccadés et ses mouvements de robot habité, a fait entrer la vidéo dans l’art.
Le titre ne parle pas de crise de la quarantaine, il en invente le vocabulaire visuel et sonore, des décennies avant que le concept ne devienne un cliché de salon.
Même l’eau qui coule ne se souvient pas d’où elle vient.

