Avec Purple Rain, son sixième album, Prince and The Revolution transforment cette liberté en œuvre totale : un disque lié à un film, mais assez puissant pour vivre sans lui. Certaines bases de “I Would Die 4 U” et “Baby I’m a Star” viennent même de la scène du First Avenue de Minneapolis. Cette tension reste dans les sillons : batteries sèches, synthétiseurs électriques, guitares qui mordent, silences aussi importants que les explosions.
Tout semble démesuré, pourtant rien ne déborde. Le désir, la foi, la solitude et la fête traversent neuf morceaux qui propulsent Prince du statut de star à celui de phénomène culturel mondial.
Purple Rain n’appartient pas seulement aux années 80.
C’est le moment où Prince invente un monde assez vaste pour que des millions de gens veuillent y entrer.

