Stairway to Heaven : l’escalier que personne n'a oublié
Il suffit de quelques notes. Et tout le monde sait déjà où ce voyage va nous emmener.
Lorsque Stairway to Heaven paraît en 1971, il n’y a pas de single, pas de clip, pas de stratégie pour conquérir les radios. Pourtant, la chanson s’impose peu à peu. On l’attend sur les platines FM, on la découvre au fond d’une chambre où l’on écoute un album en entier, casque sur les oreilles, sans imaginer que huit minutes peuvent passer si vite.
Au début, tout semble fragile. Une guitare acoustique, une flûte, la voix de Robert Plant qui avance presque à pas feutrés. Puis quelque chose grandit. Lentement. Sans jamais brusquer l’auditeur. Chaque écoute ressemble à une montée que l’on connaît par cœur, mais que l’on reprend toujours avec la même impatience.
Et puis arrive ce moment.
Jimmy Page lance ce solo devenu l’un des plus célèbres de l’histoire du rock. Combien d’autoradios ont soudain été montés un peu plus fort ? Combien de chambres d’adolescents ont vibré sous ces quelques mesures ? Combien de guitaristes ont usé leurs doigts en essayant d’en retrouver chaque note ?
Ce morceau n’a jamais eu besoin d’être un tube au sens classique du terme. Il est devenu un rite de passage. Une chanson que l’on fait écouter à quelqu’un comme on partage un souvenir précieux.
Aujourd’hui encore, dès que les premières notes résonnent, le temps ralentit.
Et, pendant quelques minutes, on reprend tous le même escalier.

