Tom Petty a traversé quatre décennies sans chercher à réinventer le rock à chaque album. Sa force était ailleurs : écrire simple sans écrire facile. Avec les Heartbreakers dès 1976, puis en solo et au sein des Traveling Wilburys, il a relié les guitares des Byrds, l’élan du rock’n’roll et une manière très américaine de raconter ceux qui avancent malgré les désillusions.
Dans “Damn the Torpedoes”, “Full Moon Fever” ou “Wildflowers”, les guitares restent sèches, les mélodies immédiates, mais une inquiétude affleure toujours sous la lumière.
Petty chantait les départs, la liberté, l’obstination. Des sentiments assez ordinaires pour appartenir à tout le monde.
Il n’a jamais eu besoin de devenir un personnage. Ses chansons l’étaient pour lui.

