Il reste une boîte à rythmes sèche, une guitare qui lacère, des synthés qui vrillent comme une alarme lointaine. Le vide devient l’instrument. Chaque silence pèse, chaque respiration claque.
C’est pour cela que le titre est essentiel : il a prouvé qu’on pouvait faire danser un pays entier avec ce qui manque. Toute la pop minimaliste des années suivantes lui doit quelque chose.
Les gens ne savaient plus où poser leurs pieds. Ils dansaient quand même, désarçonnés, électrisés, la gorge nouée par cette voix nue qui parle de parents qui se déchirent.
Un morceau sans fond. On y tombe encore.

